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Charles Ribeyrolles, écrivain et journaliste français, republicain.
Né près de Martel (Lot) en 1812, mort le 1 juin 1860 à Rio de Janeiro. Directeur du journal républicain "La Réforme", il s'exila en Angleterre pour éviter la répression après les évênements de juin 1849.
Il vécut à Jersey jusqu'en 1855. En 1858 ou 59, alors qu'il vivait plutôt mal à Londres, il reçut la commande d'un livre sur le Brésil qui accompagnerait un album d'illustrations lithographiées à partir de photographies de Victor Frond. Il partit pour le Brésil où il publia en 1859 le premier des trois tomes du Brésil Pittoresque, un in-4o. sur deux colonnes, le Français à gauche et la traduction portugaise en vis-à-vis.
Le tome 1 résume l'histoire du Brésil depuis l'arrivée des Européens;
le tome 2 décrit le voyage, la ville de Rio et une partie de la province;
le tome 3 devait traiter de Bahia et de Pernambuco, mais Ribeyrolles mourut à Rio avant de le terminer.

Dans l'état où il nous est livré, il décrit l'intérieur de la province de Rio, puis la Fazenda (exploitation agricole) en général. C'est dans ce chapitre que Ribeyrolles s'intéresse aux moeurs des Noirs, et qu'il mentionne la capoeira.

T. 3. Chap. 3 "La Fazenda" p. 47 Jeux et danses des nègres.

"Le samedi soir après le dernier travail de la semaine, et les jours de fête qui donnent chômage et repos, les noirs ont une heure ou deux de veillée pour les danses.

Ils se réunissent en leur terreiro s'appellent, se groupent, s'agacent et les marches s'ouvrent. Ici c'est la capoeira, espèce de danse Pyrrhique, aux évolutions hardies de combat, que règle le tambour du Congo ; là c'est le Batuque, poses froides ou lascives qu'accélèrent ou contient l'Urucungo viole à cordes maigres ; plus loin c'est une danse folle où le regard, les seins et les hanches provoquent, c'est une espèce de convulsion enivrée qu'on appelle le Lundú. "

T. 3. Chap. 3 "La Fazenda" p. 48

Joies grossières, voluptés sales, fièvres libertines tout celà est hideux et tout celà est triste ; mais les nègres aiment ces bacchanales et d'autres y trouvent leur compte. Nest-ce pas une manière d'abrutissement ?

© aruera