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De vieux maîtres donnent une leçon d'amour à l'art
29 mars 2004 / correio da Bahia
Pura história
Jane Fernandes

Mestre Felipe de Santo Amaro - 2005
© photo stéphane munnier

C'est cela la meilleure contribution que les gardiens de la capoeira angola de Bahia apportent dans une roda quand ils arrivent avec leurs mouvements remplis de "malícia", en échangant des regards complices, et qui sans aucunes répétitions, découvrent la chorégraphie. Avec tant de décennies de ginga, ils ne luttent pas, ils dancent, ils jouent, en montrant la capoeira comme un rite d'enchantement pour l'assemblée de capoeiristas ou seulement les spectateurs qui étaient venus, hier après-midi à l'Associação de Capoeira Angola Navio Negreiro (Accane - www.acanne.com), prendre une grand leçon d'amour des vieux mestres.
"Je laisse nimporte quoi de coté, si j'entends un bérimbau tellement que à 78 ans je vais toujours dans la roda", confesse Gelson Quadrado - nom donné a cause des muscles qu'il exibait dans sa jeunesse. Vétu en pantalon de lin blanc, tenu par une ceinture noire, qui est accordé avec un chapeau qui ne quitte pas la tête meme dans la ginga, il désaprouve les modernités de vouloir "sauter" la capoeira sans chemise. "j'entre seulement dans roda bien préparé ", imaginez comment se décrirait la préparation pour rencontrer la femme aimé. Et il n'est pas le seul. Ainsi, tous les "meninos"- comme le rapelle mestre René, coordinateur de la rencontre -, sont venus dans leurs plus beaux habits, car c'est comme ça qu'ils ont appris que ça doit être.

"On sait qu'on est vieux, mais quand on rentre dans la roda, on fait les mouvements, même en ne sentant pas pareil qu'avant, on se sent jeune encore ", décrit Felipe de Santo Amaro, qui essaye de rendre compte de la joie qu'il sent quand il entend l'appel des battements de mains et du berimbau. Non obstant de se plaindre de savoir peu de choses sur les origines de la capoeira, le fils du recôncavo qui, à 60 anos, à commencé à emmener son art dans divers endroit du Brésil, apporte une contribution fondamentale pour la rencontre.

Des chansons jamais entonnés dans les rodas de Salvador, immédiatement furent entonnées par le mestre de Santo Amaro (ville de l'intérieur de Bahia) durant l'atelier réalisé le matin. A 76 ans, il ne se souvient pas directement de la durée de ce mariage avec la ginga angoleira, mais il n'y a pas de doute que les noces d'or furent commémorées il y a un certain temps.

"La capoeira est un sport, une distraction, la santé, c'est tout dans la vie de celui qui l'a dans le coeur", declare-t il, sans doute que cet amour est pour toute la vie.

© aruera