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L'histoire de la Capoeira à Sorocaba (état de Sao Paulo) / A história da capoeira em Sorocaba

Carlos Carvalho Cavalheiro
A Nova Democracia

Mestre Ananias
photo © Ruy takumega

Une grande partie des études de Capoeira insiste sur la thèse que l'Etat de Sao Paulo connut seulement cette manifestation a partir de la moitié du 20ème siècle, quand des capoeiristes bahiannais comme Mestre Ananias, Mestre Esdras Santos, Mestre Suassuna et d'autres fondèrent leurs groupes et académies dans la capital pauliste.
La lumière de l'analyse de documents et par analogie des faits historiques, cette affirmation ne parait pas soutenable. premièrement, parce que le nombre d'esclaves noirs dans l'Etat de São Paulo fut toujours importante. Deuxièmement, il est de fait notoire et connut que après la prohibition du trafic négrier (qui coïncide avec l'expansion du café) la main-d'oeuvre pour le labeur paulista était cherché via l'importation d'esclaves des autres régions brésiliennes dont le cycle économique était décadent, comme ce fut le cas de la culture sucrière du Nordeste et de l'exploration minière au Minas Gerais(1)

Sorocaba, bien qu'elle ne fusse pas atteinte par l'expansion caféiere, possédait avant une économie fleurissante pour l'époque, (…).  Le nombre d'esclaves y était relativement important, bien que concentré dans les mains de peu de propriétaires (2). il n'y a pas a nier la présence marquante de l'esclave noir dans l'histoire de Sorocaba. Luiz Mott, en cherchant dans les archives de la Tour de Tombo, trouva même des documents référantà l'emprisonnement de l'esclave João Mulato, em 1767, par le Tribunal de l'Inquisition qui était en visite Pastorale à Sorocaba. L'esclave fut emprisonné pour le motif d'avoir lui même porté sur lui un "sac qui ferme le corps pour celui qui le porte". De cette manière il se protégeait d'une agression physique produite par n'importe quel instrument (3) . Pourtant la présence de la culture africaine et afro-brésilienne dans l'Etat de São Paulo est ancienne, mais cela serait-il suffisant pour autoriser, par analogie, la déclaration de que à São Paulo on avait connaissance de la Capoeira avant le 20ème siècle ?

Certainement l'argument est est fragile s'il n'était pas corroboré par une documentation irréprochable. Et nous allons rencontrer un tel document aux Posturas Municipales de la ville de São Paulo, qui, à la demande du Président de Province, Cel. Rafael Tobias de Aguiar, de l'école de Sorocaba, fut présenté le 24 janvier 1833 et approuvé par le conseil général le 1er février de la même année et publié le 14 mars. Il priait la Postura que : "Toute personne qui sur les places, rues, maisons publiques ou en quelque autre endroit public, pratique la exerce le jeu appelé capoeira ou quelque autre genre de lutte,… (4)"

On peut voir ici, clairement, que la Capoeira à São Paulo non seulement était connue de par son interdiction au moins de puis 1833 ! La théorie qui veut que São Paulo ne connut la capoeira qu'au 20ème siècle tombe par terre. Il est nécessaire d'avoir clairement en tête comment se développai la Capoeira et sépara en deux moments historiques : celui de l'informel et celui du formel de cette pratique.

Premièrement nous devons comprendre que celle-ci apparut parmi les noirs esclaves d'Angola et les premiers enregistrements la situe à l'intérieur des quilombos du Pernambuco. Ensuite, cette lutte trouva dans toutes les contrées du Brésil ses formes régionales : la Capoeira Angola et la Pernada a Rio de Janeiro, la punga au Maranhão, le bate-coxa au Alagoas, le cangapé ou cambapé au Ceará, le tiririca ou pernada em São Paulo, la capoeira de Angola (puis vint la Regional Baiana) à Bahia (5).

Le flux d'esclaves d'une région à l'autre, après la prohibition du traffic négrier, et les attentes économiques de chaque localité, laissèrent à la Capoeira la possibilité de se diffuser efficacement dans diverses parties du Brésil, en maintenant certaines caractéristiques basiques, comme le jeu de jambes, certains coups et la musique comme élément rythmique et dissimulateur d'un esprit belliqueux.

Mestre Pastinha & Bimba
Cette forme de Capoeira était informelle, elle ne s'apprennait pas en académies (ceci parce qu'elle était interdite par le code Pénal, depuis 1890 (6), peine qui perdure jusqu'à 1937). Avec la fondation des académies de Capoeira, à la fin des années 30 et au début des années 40, par les Mestres Bimba et Pastinha, surgit ici le modèle bahiannais de pratique formelle de capoeira. Avant, c'était une "brincadeira" de rue, apprise dans les ruelles et dans les jardins, cachée. A partir des premières académies se transforma le paradigme (7).
Et cette capoeira formelle, bahiannaise, ce modèle de pratique va être exportée pour São Paulo à partir de la fin des années 40 et au début de 1950 (8) Avant, la capoeira était déjà connue dans cet état.

En mars 1892, il y eut un affrontement entre les "morcegos” (chauve souris : surnom des policiers en uniforme) et les soldats du service de Sao Paulo qui étaient capoeiristes, provoquant des troubles dans la ville de Sao paulo (9). En 1923, pour citer un autre exemple, l'écrivain Monteiro lobato écrit le conte"O 22 da marajo" dans lequel il note avec familiarité les termes typiques de la Capoeira, bien avant il révèle l'intimité avec l'argot des capoeiristes : “— Só uma besta destas dá soltas sem negaça...”(10).

Dioguinho

Dioguinho, célèbre bandit de l'état de Sao Paulo

Le Délégué de police de São Paulo et écrivain, João Amoroso Netto, dans la biographie du célèbre bandit Dioguinho (11), publié en 1949, affirme en commentant sur le fait qui se déroule autour de 1890, que "le délégué de police du Mato Grosso de Batatais (12) étaient furieux, parce que les soldats avaient laissés fuir un noir capoeira qui avait provoqué une bagarre. C'est d'ici que l'on voit que la capoeira était déjà connue dans l'état de São Paulo au 19ème siècle, et même en 1949, année de référence de la publication, elle était une manifestation connue, naturellement sans qu'il y eu besoin de note d'explication. Dans un autre livre sur le même Dioguino, nous retrouvons des réferences à la Capoeira pratiquée dans la ville de Botaucatu, au milieu du 19ème siècle : “Dioguinho... Fréquentait assidûment les rodas de capoeira au largo da Igreja São Benedito, ou il devint un éminent capoeirista expert, un des meilleurs lutteurs de cette lutte-art de la ville et région (13).”

En relation avec la ville de Sorocaba, de nombreux documents montrent le conflit entre seigneurs et esclaves , faisant démentir la légende qui veut que dans cette ville les esclaves furent pacifiques parce que "bien traités et quasi tous domestiques".
Le 6 avril 1836, un esclave nommé Salvador, appartenant a Manoel Claudiano de Oliveira résista à la voix de la prison du commandant et des praças de la patrouille, même après être désarmé du couteau qu'il portait, ayant même lutté avec les soldats et disparut avec une arme à feu contre ceux là mêmes (14). En 1833, Francisco, esclave de Bernardino Jozé de Barros répondit au procès pour le crime d'avoir frappé Manoel Antonio de Moura (15). le 27 juin 1832, Bento, esclave du Révérent Père João Vaz de Almeida, agresse, dans une lutte Manuel José de Campos, en le poignardant (16).
En 1835, l'esclave Salvador, propriété de José Joaquim de Almeida, fut tué à l'épée par Thomaz de Campos, après que l'esclave ai payé une dette (17). L'histoire se déroula le 12 août 1835. En 1875 l'esclave Generoso vise et tue son maître, Tenente Coronel Fernando Lopes de Sousa Freire (18).
Esclaves "valentes", lutteurs, costauds. Les chroniques judiciaires de la ville de Sorocaba sont riches d'informations de ce type. On se reporte toujours au cas des esclaves Antônio, Roque et Amaro qui furent condamnés aux travaux forcés après être condamnés par le jury de Sorocaba pour avoir tué le seigneur, Joaquim Rodrigues da Silveira, le 14 novembre 1850. Il est intéressant de noter dans les informations recueillies à l'époque des faits, que l'on distingue que Antônio était originaire du Pernambuco, Vila de Catolé, et que Roque “fut vendu de Bahia” (20). Cela ne reforce pas seulement l'affirmation que vinrent des esclaves vendus du Nordeste, mais bien aussi que les deux états desquels étaient naturels les esclaves sont traditionnellement les terres ou se fit la genèse de la Capoeira!

Pourtant, vu le poids des différences régionales (Mestre Bimba lui-même nomma son style Capoeira Regional Baiana), il n'est pas impossible que les éléments que connaissait la Capoeira dans ses états natals eurent été vendus au Sudeste et qu'elle continua ici sa pratique. Hélas, c'est plus que probable.
Afin de sortir du champ des hypothèses et de nous lancer dans des fondements plus solides, nous avons recours a des documents encore plus clairs.
Le 26 août 1850, la Chambre Municipale de Sorocaba, envoya au Président de Province un officier annexe à ce code de Posturas Municipales de Sorocoba, avec comme finalité d'etre approuvée, ce qui se passa de fait le 7 octobre 1850 : le titre 8 de ce Code des Posturas, à l'article 151 est explicite : Toute personne qui sur les places, maisons publiques, ou dans n'importe quel autre lieu public, pratique ou exerce le jeu appelé Capoeira ou quelque autre genre de lutte, s'il est libre sera emprisonné pour 2 jours, et payera 2 000 Réis d'amende, et s'il est captif il sera emprisonné, et livré à son maître pour qu'il soit punit de vingt cinq coups et quand il ne fait pas souffrir l'esclave de la même peine de 2 jours de prison, et de 2000 Réis d'amende (21).

(…)

Il est ainsi définitivement prouvé que la capoeira existait, était connue et combattue dans la ville de Sorocaba au minimum a partir de 1850. Et de fait, elle méritait attention de la part des autorités locales. Le code de Posturas de 1850 était le plus adéquat et actuel pour cette époque et pour la ville. Au début du 20ème nous allons rencontrer des informations sur des capoeiristas qui pratiquaient la "brincadeira" de manière informelle. Selon le témoignage de dona Thereza Henriqueta Marciano, 71 ans, née à Tietê et résidente à Sorocaba depuis 1934, son père, João André était pratiquant de cet art, qu'il appris avec son père, José André, à la fazenda Parazinho à Tietê. A l'époque où il vivait à Sorocaba, a partir de 1934, João André pratiquait toujours la capoeira et le maculelê (danse des bâtons, comme dit dona Thereza)(23). João André était noir et naquit en 1889. en plus de la Capoeira et du Maculelê, il connaissait le tambú, ou samba paysanne. Il décède à Sorocaba en 1965, à 74 ans.
Josias Alves, connut sous Chiu, fut un autre capoeirista qui, naquit à la Fazenda Lulia à Maristela, il vint résider à Sorocaba a partir de 1958. Il affirme qu'il jouait la Capoeira à la fazenda et à Sorocaba, associé à un groupe de noirs capoeiras, au club 28 Septembre, entre les années 1958 et la moitié de 1960. les jeux étaient accompagnés par un berimbau et un pandeiro. Chiu rapporta que la capoeira était réprimée par la políce, même en 1958 (l'année d'après avoir être retirée du Code Pénal). Ce n'était pas une persécution de la capoeira, mais plus celle d'une réunion festive de noirs, selon sa conception.Hélas, les rituels afro-brésiliens aussi étaient vu avec beaucoup de réserve, conformément à sa déposition (24).

On a aussi des informations des pratiquants de la Pernada, la Capoeira simplifiée de São Paulo. à São Paulo, selon Nenê da Vila Matilde e Geraldo Filme, elle était appelée Tiririca (25). C'est la même Pernada carioca. Sebastião Bento da Cunha, connu sous le nom de “Carioca”, résident au quartier Santa Terezinha, à Sorocaba, affirme qu'il que connut ce jeu sous le nom de samba-de-roda, pratiqué à Valença et Barra Mansa, dans l'état de Rio de Janeiro. Au Maranhão elle est connut sous le nom de Punga et elle est lié au Tambor de Crioula. Marcelo Manzatti parle de Tiririca comme avoir été la forme primitive de la Capoeira ou Pernada, pratiquée au son du samba, ayant des coups intégrés au milieu de pas de danses. dans la capitale paulista, spécialement sur la Praça da Sé, on pratiquait la Tiririca. Les plus experts de cette brincadeira furent Caco Velho, Germano Mathias, Geraldo Filme, Inocêncio Thobias, Pato N’Água, Osvaldinho da Cuíca, Sinval Guardinha, Perdigão, entre autres. Ces personnes accompagnaient les chars et cordons carnavalesques, en protégeant le groupe de leurs rivaux.

A Sorocaba, les pratiquants de Pernada accompagnait aussi les cordons carnavalesques. José de Campos Lima (26) se rappelle du fameux Zé Jaú, noir, élancé, grand (près de 1,90 mètres de hauteur), maigre, et très bon à la Pernada. Il était agile et personne ne pouvait rien contre lui. Ce fut un des plus fameux et "valente" noir de la Pernada de Sorocaba. C'était autour des années 1950. Son nom complet était José de Barros Prado et il naquit à Tietê autour de 1927. Selon le chanteur de Cururu Daniel Araújo, qui travaillait avec Zé Jaú aux Industries Barbéro, dans les années 1955, la pernada était un "type de Capoeira, avec beaucoup d'agilité”. Qui pratiquait la Pernada réussissait a lutter avec une facilité relative avec trois ou quatre opposants. Malgré le fait qu'il ne soit pas pratiquant de Pernada, Daniel Araújo fut très ami avec Zé Jaú, avant même de travailler ensemble, et, note diverses bagarres dans les salons de danse provoqués par les pratiquants de Pernada. Il y avait des chutes, cabeçadas, rasteiras... Qu'ils soient de Sorocaba ou originaires de la région quand il y avait des soirées dansantes, il y avait les pratiquants de Pernada. Aussi dans les "blocos carnavalesques", comme le Cordon des Farrapados, dans les ecoles de samba 28 de Setembro, le Terceiro Centenário, l'Estrela da Vila (27). C'était le carnaval de Sorocaba dans les années 1950, quand celui qui ne possaidait pas d'argent pour lancer du parfum (permis à l'époque) jetait de l'eau avec du café en poudre dans un euphémisme de carnaval. Zé Jaú mourut dans le quartier du Vergueiro et était fils de Chico Gato. Il se maria avec Luzia Arruda et habitat la rue Santa Rosália. il décéde en 1964 (28). Déjà petit il vint à Sorocaba. Parmi les les pratiquants de Pernada à Sorocaba il y avait : Mula, Vadeco, Luizão entre autres.
Luizão (Luiz Gonzaga Rodrigues), naquit à Cesário Lange, en 1938, il arriva à Sorocaba en 1953, il eut contact avec la Samba et la Pernada avec les personnes de l'Ecole de Samba Guarani, autour de 1965. Il était soit "passista", danseur, ou, soit-il siégeait à coté des pratiquants de Pernada. Pour lui la Pernada :

“... é o tipo de movimento de quem pudesse mais chorava menos. Então era, propriamente para mim, uma capoeira que a gente fazia com um tipo mais simples, não tinha assim um preparo mesmo para dizer: ‘? Você dá assim e eu saio...’, tipo combinado, não. Se errasse, caia mesmo. Era pernada, tinha rabo de raia, tinha um chute de pé, chute de lado, valia cotovelada, cabeçada, não interessa... E o sujeito tinha que bancar bem a rasteira, né (29)?”

Mestre Pedro Feitosa
photo : A. Ferreira Carvalho Cavalheiro

Luiz Gonzaga Rodrigues se souvient de certains noms des pratiquants de Pernada: Lamparina, Ardano, Pedro Fuminho, Tavinho, Tião Preto, Lazinho, Nardo, Dito Vassoura, Darci Branco, Maurinho Meia Lua, Vartinho, Sapatão...
Au début des années 60 apparaît le Capoeirista Dorival Dutra. Il est né le 19 septembre 1926 à Cosmópolis, état de São Paulo, qui vecu très longtemps à Sorocaba. Il eut certains problèmes avec la justice pour cause d'agression. Il était connut sous le nom de Cuíca.

Au milieu des années 60, il y avait aussi à Sorocaba Pedro Feitosa de Almeida, qui, quand il était alors enfant, apprit la Capoeira au Nordeste avec le capoeirista Zuza. A la fin des années 60 et au début des années 70 surgit la première académie de Capoeira de Sorocaba, propriété de l'impresario Jorge Melchíades de Carvalho Filho (30). Ce n'était déjà plus de la Capoeira informelle, mais un modèle formel crée par les bahiannais. Jorge Melchíades réalisa des présentations de Capoeira, incluant une en 1970, dans le programme Cidade contra Cidade, présenté par Sílvio Santos à la TV Tupi. Cette académie dura peu d'années.

demonstration de capoeira en 1970 à la TV Tupi

En 1976 ou un peu plus tard, un professeur connut comme Sabugo (Luiz Carlos Rafaldini) ouvrit dans la ville de Sorocaba une filiale de l'Academie Nova Luanda, du Mestre Valdenor (31). En peu de temps l'academie ferma. on constate que avant ceci Sabugo devint Maître. En 1978, Pedro Feitosa de Almeida et Luiz Sabugo ouvrirent l'academie “Netos de Luanda” (32). Aujourd'hui, mestre Jeová témoigne de ce fait, lui qui initia la pratique de la Capoeira à cette époque (33). En 1981, Mestre Pedro Feitosa importe à Sorocaba une filiale du Groupe Cativeiro(34). Le 10 juillet 1981, Eduardo Alves Santos, Mestre Fálcon, fait siéger l'Associação de Capoeira Ginástica Nacional (ancienne filliale du groupe Cordão de Ouro do Mestre Suassuna), au nº 7235 de la Rue Miguel Giardini. Beaucoup d'autres académies, associations et groupes vinrent depuis. Certains eurent du travail éphèmere qui dura le temps de la mode provoqué par des films comme “Esporte sangrento”, à la fin des années 90. ceux qui restèrent, continuèrent avec leurs travaux sérieux (36).

Bibliographie
Aleixo Irmão, José. A Perseverança III e Sorocaba. 1969, 1ª ed.
Almeida, Aluísio de. Sorocaba – Três séculos de história. Ed.Ottoni, Itu/SP, 2002.
Areias, Almir das. O que é capoeira. Ed. Brasiliense, SP, 2ª ed.,1984.
Câmara Cascudo, Luis da. Dicionário do folclore brasileiro.Ediouro, RJ, s/d.
Cavalheiro, Carlos Carvalho. Folclore em Sorocaba. Prefeitura Municipal de Sorocaba, 1999.
Lobato, Monteiro. A Onda verde. Ed. Brasiliense, SP, 9ª ed., 1959.
Luna, Francisco Vidal. Posse de Escravos em Sorocaba (1778-1836). FEA/USP-IPE, 1986.
Martins, Ana Luíza. Império do café. Ed. Atual, SP, 9ª ed., s/d.
Milliet, Sérgio. Roteiro do café e outros ensaios. Hucitec/INC/Pró-Memória, s/d.
Pastinha, Mestre Vicente Ferreira. Capoeira Angola. 2ª ed., 1968.
Pinsky, Jaime. A escravidão no Brasil. Ed. Global.
Prado Júnior, Caio. História econômica do Brasil. Ed. Brasiliense, 42ª ed., SP, 1995.
Santos, Esdras Magalhães dos. Conversando sobre capoeira... Ed. do autor, 1ª ed., 1996.
Santos, Valdenor Silva dos. Conversando “nos bastidores” com o capoeirista. 1ª ed., 1996.
Vieira, Rogich. Sorocaba não esperou o 13 de maio. FUA, 1988.

1 “Parmi les facteurs qui contribuèrent à la décadence du Nord il est utile raconter aussi la cessation en 1850, da corrente d' esclaves importés d'Afrique. Ébranlé déjà par la conjoncture internationale défavorable et par l'épuisement de leurs réserves naturelles, le Nord souffrira considérablement avec ce nouveau coup qui le privait de main d'oeuvre facile et relativement bon marché. Le Sud moins serait atteint, parce que se trouvant dans une phase ascendante de progrès (…). Il pourra même résoudre momentanément son problème en important des esclaves du Nord appauvri, bien qu' aggravant ainsi encore davantage la situation de celui-ci.” (Prado Júnior, Caio. Histoire economique du Brésil. 42ª ed., Ed. Brasiliense, SP, 1995, p.159)

2 - “En premier lieu on verifia un rapide croissement du nombre de feux ce qui dénote de l'expansion proportionnelle de Vila, ce qui met en évidence une activité variée, tant agro-pastorale que de commerce et de services ; malgré le grand nombre d'esclaves existant là, la majorité des feux ne comptait pas avec eux-mêmes.” (Luna, Francisco Vidal. "Possession d'esclaves à Sorocaba" (1778-1836). Premier Seminaire du Centenaire de l'Abolition de l'Esclavage: de l'Époque Coloniale à la Situation du Noir Actuel, São Paulo, FEA/USP-IPE, 1986, p. 21)
En 1872 le recensement comptabilise une population esclave de 3.070 personnes à Sorocaba. (Silva, Rubens. "Deux doigts de prose". In Revue de l'Institut Historique, Géographique et Genealogique de Sorocaba, nº 01, 1956, p. 8)

3 - On apellait "bolsas de mandinga" ou "patuás" des amuletes tres apreciées par les colons afro-luso-brésiliens ayant emmenés aux barres du Tribunal de la Foi plus d'une dizaine d'esclaves et libérés non seulement du Brésil, mais aussi du Portugal (Mott, Luiz A Inquisição em São Paulo. In D.O. Leitura, São Paulo, 10 de maio de 1992, nº 120, p.8)

4 - Briand, Pol – Anotations en fiche d'études. Le chercheur a cherché de telles informations dans la thèse de doctorat de Paulo Coelho de Araújo, Porto (Portugal), 1996.

5 - “D'autres variétés de Capoeira existent, appelées batuque ou batuqueboi (Bahia), Pernada Carioca (Rio de Janeiro) et Batecoxa (Alagoas). Quelque soit le nom de Capoeira, c'est toujours avec un accompagnement musical...” (Encyclopédie de musique brésilienne. Art Editora Ltda., SP, 1977)

6 - Décret nº 847, du 11 octobre 1890, dont le XIII chapitre traitais des “vadios e capoeiras”, discorrendo sur le sujet dans l'article 402 et les suivants.

7 - Organisée oficialmente sous la forme de fédérations d'état, associations, ligues, clubs, academies et autres groupements, la capoeira vient en présentant des événements culturels et sportifs périodiques et en étant objet d'études académiques régionales, nationales et internationales. Ces formes institutionnalisées de Capoeira, ne sont néanmoins pas les seules actuellement, elle sont communes aux pratiques informelles sur les places publiques et fêtes populaires, sous l'aspect de folklore ou de « capoeira de rue » . (Decanio Filho, A. A. Informações Gerais sobre Capoeira. In http://planeta.terra.com.br/esporte/capoeiradabahia/ en ligne le 14/02/2004)

8 - Santos, Esdras Magalhães dos. "Conversando sobre capoeira"... 1ère édition, 1996, édition de l'auteur.

9 - Voir : http://www.institutocariocadecapoeira.hpg.ig.com.br/historico.htm en ligne le 31/01/2004.

10 - Lobato, Monteiro. "A onda verde". Ed. Brasiliense, SP, 9ème ed., 1959.

11 - Amoroso Netto, João. "História Completa e verídica do famoso bandido paulista Diogo da Rocha Figueira, mais conhecido pelo cognome de Dioguinho, por um delegado de Polícia". Oficinas Gráficas da Rua do Hipódromo, SP, 1949.

12 - Mato Grosso de Batatais est le nom ancien de la ville paulista de Altinópolis, région de Ribeirão Preto.

13 - Bernardo, Moacir. "A vida bandida de Dioguinho". Ed. do Autor, 2000, p. 13.

14 - Autos crimes e denúncia em que é o Promotor Público Autor e Salvador, escravo de Manoel Claudiano de Oliveira – Réu. Arquivado na caixa 4 – Júri Antigo – Sorocaba.

15 - Autos de livramento crime em que são Alferes Bernardino Jozé de Barros por cabeça de seu escravo Francisco e Manoel Antonio de Moura acuzante – Arquivado na caixa 4 – Júri Antigo – Sorocaba.

16 - Autos de livramento crime em que são Revdo. João Vaz de Almeida por cabeça de seu escravo Bento e Manuel José de Campos acuzante. Arquivado na caixa 4 – Júri Antigo – Sorocaba.

17 - Autos crime em que são Thomaz de Campos réu e Salvador, escravo de José Joaquim de Almeida acuzante – Arquivado na caixa 4 – Júri Antigo.

18 - Aleixo Irmão, José. "A perseverança III e Sorocaba. 1º vol"., 1969, pages 140/141. Voir aussi : Pinsky, Jaime. "A escravidão no Brasil". Ed. Global. Também: Almeida, Aluísio de. Sorocaba – Três séculos de história. Ed. Ottoni, 2002.

19 - “Voici quelques exemples de la relation fête/révoltes à Bahia et dans d'autres régions brésiliennes : (...)Itu, Sorocaba, São Carlos (Campinas), à São Paulo, 1809: des esclaves agricoles ont fui, ont créée des Quilombos et ont prévu des soulèvement pour Noël de cette année” (Reis, João José. "Quilombos e revoltas escravas no Brasil". In Revista USP nº 28, version on-line disponible à http:// www.usp.br/revistausp/n28/jjreis.html en ligne 31/01/2004.

20 - Baldy, Hélio Rosa. "Sorocaba já teve forca e pena de morte". In Cruzeiro do Sul, 25/12/1973.

21 - Código de Posturas da cidade de Sorocaba – 1850. Arquivado na Divisão de Acervo Histórico da Assembléia Legislativa do Estado de São Paulo. Documento encontrado por Dainis Karepov a pedido do Deputado estadual Hamilton Pereira.

22 - Correspondences Expédiées (Atas) – Câmara Municipal de Sorocaba – 1849-1855 – Livro 48, fl. 38 – Carta da Câmara Municipal de Sorocaba ao Presidente da Província datada de 26/08/1850 – Arquivo do MHS – copié par Carlos Carvalho Cavalheiro le 07/02/2004. Colaboração da Administradora do Museu Histórico Sorocabano, sra. Sônia Nanci Paes.

23 - Entrevue de dona Thereza Henriqueta Marciano cédée à Adilene Ferreira Carvalho Cavalheiro et à Carlos Carvalho Cavalheiro en 14/12/2003.

24 - Cavalheiro, Carlos Carvalho. "Folclore em Sorocaba". Préfecture Municipale de Sorocaba, 1999.

25 - “La tiririca est le jeu de coups de pieds. Naquela brincadeira, à l'époque, on ne pouvait pas faire de samba dans la rue de São Paulo. qui faisait du samba allait en prison.” Geraldo Filme dans "A música brasileira deste século por seus autores e intérpretes". SP, Sesc, 2000. Voir aussi : "Depoimento de Nenê da Vila Matilde em Memórias de Seu Nenê da Vila Matilde". Histoire de Alberto Alves da Silva, organisé par Ana Braia, in http://www.umes.org.br/leia mais/agenda/livro_memorias.htm en ligne au 24/01/2004

26 - Interview donné par téléphone à l'auteur le 14/12/2003, à 21h.

27 - Interview de Daniel Araújo et son épouse Inês, réalisé le 21/02/2004.

28 - Sur Zé Jaú : Interview de Luzia Arruda le 20/02/2004, faite par Adilene Ferreira Carvalho Cavalheiro et Interview de Daniel Araújo et son épouse Inês, réalisé le 21/02/2004 par Carlos Carvalho Cavalheiro et Adilene Ferreira Carvalho Cavalheiro. mais aussi, Interview par téléphone de Maria José Lima le 20/02/2004 faite par Carlos Carvalho Cavalheiro.

29 Interview de Luiz Gonzaga Rodrigues par Carlos Carvalho Cavalheiro realisée le 03/03/2004.

30 - « En 1969 il a emmené pour la première fois des spectacles de capoeira et acréee académie où il il a enseigné quelques années. » (Carvalho Filho, Jorge Melchíades. "Seja feliz já. Onde? Como?" Ed. Martin Claret, 1998, p. 177.

31 - Santos, Valdenor Silva dos. "Conversando “nos bastidores” com o capoeirista". 1ª ed., 1996.

32 Interview de Mestre Pedro Feitosa de Almeida le 20/02/2004, par téléphone.

33 - Interview de Jeová Silva Nascimento (Mestre Jeová) le 04/01/2000 par Carlos Carvalho Cavalheiro.

34 - Cavalheiro, Carlos Carvalho. "Folclore em Sorocaba". Prefectura Municipale de Sorocaba, 1999.

35 - Déclaration de contribuable de l'impôt sur des services de quelconque nature de la Préfecture Municipale de Sorocaba -- document enregistré en 08/08/1984.

36 - Aujourd'hui, existent divers groupe et associations de Capoeira à Sorocaba. Il existe mêmo l'ASCA (Associação Sorocabana de Capoeira), laquelle reunit les groupes : Nacional, Cultura Brasileira Angola, Liberdade, Cativeiro et Cordão de Ouro. Interview de Mestre Fálcon (Eduardo Alves Santos), le 20/02/2004, par téléphone.

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