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Dans la paume de la main / Na palma da mão
article tiré du Correio da Bahia

Les Manifestations de la culture populaire survivent à Santo Amaro da Purificação avec les têtes peintes au charbon, les lèvres rougies avec du crépon mouillé et une tunique de feuilles, les pécheurs de Acupe luttent pour reussir à maintenir debout le nego fugido, folguedo traditionnel de la région de Santo Amaro qui revie l'époque de la persécution faite aux habitants des quilombos par les capitães-do-mato et par les militaires.

Dona Santa (Edna Correa Bulcão), 56 ans, a connut le nego fugido quand elle était petite fille et vit sa mère aider à la préparation de la fête. Depuis la mort de cette dernière, elle assume le commandement de cette tradition et aujourd'hui elle tue pratiquement un lion par jour pour faire sortir cette "brincadeira" comme elle appelle le nego fugido, tout le mois de juillet dans les rues de Acupe.

Théâtre populaire à ciel ouvert, utilisant comme scène les rues de la ville, le folguedo à déjá été filmé et traité sous toutes les formes, mais l'aide que dona Santa à tant demandé n'est jamais venue : "J'ai fait des pieds et des mains pour présenter le nego fugido, mais par manque d'initiative, beaucoup de choses sont en train de disparaitre de la région. Nous avons un manque de costumes et de transport pour les représentations. Nous n'avons pas non plus un local adéquate pour stocker le matériel", declare dona Santa, qui, malgré toutes ses difficultés physiques, transmet la tradition de tisser la tunique de feuilles pour les nouveaux membres du groupe et enseigne les secrets du nego fugido aux enfants de Acupe. "Cet amusement à plus de 100 ans, je ne vais pas le laisser mourrir", souligne-t-elle.

Matrice culturelle
En concentrant plus d'une dizaine de manifestations populaires, la région de Santo Amaro a vut disparaitre le samba das raparigas, héritage du temps des engenhos et le mandu, marionnette géante qui éloignait les mauvais esprits. "Nous essayons de faire la cartographie de ces manifestations pour tenter de les préserver et récuper ce qui est déjà perdu", informe Nelson Elias, actuel secretaire de la Culture et du Tourisme de Santo Amaro. Parmi les projets du secretaire, il y a celui de créer un siège pour le nego fugido à Acupe et une maison de la Culture à Santo Amaro, qui servirait comme laboratoire pour les traditions culturelles de la région. L'importance de la ville pour la culture populaire de Bahia comme un tout est tellement grande qu'il existe une théorie, defendu par Nelson de Araújo, où Santo Amaro est la matrice des manifestations régionales de Bahia.

Dans "Pequenos mundos", l'auteur défend que les echos du samba-de-roda et de beaucoup de folguedos de la région de Santo Amaro ont atteint l'extrème sud et le Val du São Francisco. Dans des régions éloignées de l'état, des chulas et sambas corridos, qui faisait 7 syllabes, sont entonnées par les travailleurs ruraux de champs distants de beaucoup de ceux du Subaé.

Cativeiro de Iaiá

Cativeiro de Iaiá
Com licença aí, aimokê
Cativeiro de Iaiá,
Com licença aí, aimokê

Evem o Nego, Paturi

Evem o nego, Paturi
Evem o nego
Evem o nego
Evem o nego

Qué Que Sapo Quer, Apoló

Qué que sapo qué, apoló
Sapata miodê, apoló
Saraqué omã, apoló
Fumo da costa, apoló
Saraqué omã, apoló
Nego Gêge, apoló
Kekiodê, apoló
Nego da costa, apoló

paroles extraites du CD : bahia singular e plural -vol1
Instituto de Radiodifusão Educativa da Bahia - 1998

Mémoire protégée

A la tête du Núcleo de Incentivo Cultural de Santo Amaro (Nicsa), Maria Mutti a la mission de préserver non seulement le maculelê et le samba-de-roda, mais la mémoire particuliere du médecin José Silveira, autre fils illustre de Santo Amaro. (…) Dans la partie interne du l'immeuble, à été installée une bibliothèque publique et un auditorium, tandis que dans le patio fleurit, le son de l'atabaque et des bâtons de bois marquent le pas du maculelê pour les élèves de mestre Macaco (Raimundo José das Neves), 34 ans. Quatres générations de maitres qui furent initiés dans la tradition de Popó, Raimundo José maintenant s'éfforce de former le groupe qui emmenera le mélange de danse et de lutte vers le troisième millénaire.

Il existe beaucoup de théories qui tentent d'expliquer l'origine de la danse-lutte qui a prit le nom de maculelê. En un point tous convergent, la manifestation est né en Afrique de la rivalité des différentes ethnies qui peuplaient le continent noir. Quelques uns parmi les chercheurs défendent qu'il est d'origine bantou et qu'il a été créée comme une forme d'attaque aux malês. D'autres chercheurs comme Zilda Paim elle-même, défendent que ce furent les malês que créerent la lutte ancestrale comme forme d'attaque envers les macuas, leurs rivaux. "Popó m'a raconté que les malês avait l'habitude de dire: ''Vamos esperar os macuas a lelê''. Lelê dans ce cas est le nom des morceaux de bois utilisés par les guerriers lorsqu'ils dancent''", explique-t-il. Vu comme une menace par les senhores de engenho, le cris de guerre "sou eu, sou eu, maculelê sou eu", survecut seulement parce qu'en deux fazendas de Santo Amaro, il était permit, à São Lourenço et dans l'Engenho Partido. Après la chute de l'empire du sucre, le maculelê resta endormi jusqu'à ce que Popó le reveillat dans les années 20.

Ville des dévotions

Le même parcelle de sol qui fut consacrée à Nossa Senhora da Purificação et au Senhor Santo Amaro, est aussi protégé par Iemanjá. Si les fêtes religieuses servent pour déjouer les malédictions dans lesquelles ville a été plongée à sa naissance, le Bembé do Mercado sert pour éviter que de nouvelles tragédies arrivent. Déformation du mot candomblé, le premier bembé fut organisé en 1889, un an après la signature de la Lei Áurea par des fils et des filles des orixás comme un remerciement pour être libéré des chaînes et aussi pour demander protection contre la captivité sociale que viendrait après la Senzala. Autour de la fête existe la croyance de que la ville souffrira de calamités publique si elle ne se déroule pas.

En 1989, quand le Subaé déborda, il n'y avait pas eu de bembé, la même chose en 1958, quand deux barraquements ou étaient vendus des feux d'artifices explosèrent au marché en faisant plus de cent morts. La fête se passe tout les années au mois de mai, durant cinq jours et reunit les matriarches des terreiros de la region. Ensembles, les mères-de-saint preparent l'offrande de Iemanjá, qui sera déposée dans les eaux de la Baie de tous les Saints.

le fleuve Subaé à Santo Amaro da Purificaçao

Durant les jours du bembé, Nicinha, du samba Raízes de Santo Amaro, à la double tache de commender les sambadeiras et de saluer la mère des eaux.
Pendant ces jours où la place du marché se transforme en terreiro à l'air libre, les manifestations de la culture populaire aussi, se perfectionnent dans les présentations, en montrant aux visiteurs curieux toutes les nuances d'un peuple qui n'avait pas l'habitude de baisser la tête.

Certains se plaignent de l'esprit de quartier de Santo-Amaro et vont jusqu'à associer les difficultés de la ville à cet orgueil. Néanmoins, une bonne partie de ce caractère attribué à la ville est mythe. Ceux qui sont nés du mélange de la melasse de canne avec les sang esclavene font que suivre la philosophie du poête Casimiro de Abreu: ils seulement chantent l'origine elle-même pour ne pas la laisser mourrir.

"Santo Amaro é a minha terra/
Guardo-a bem no coração/
O seu manto envolve e encerra/
A mais bela tradição"

ceci fut ecrit un jour, en vers puerils, par Augusto Alves de Sant'ana, un des poêtes populaires que la ville produit et continue à produire dans ses quartiers.

Discographie

Bahia singular e plural (8 volumes)
Vol1
Instituto de Radiodifusão Educativa da Bahia - 1998

Filmographie :

Nego Fugido
Série: Bahia singular e plural
Durée: 25'
Enregistré en : NTSC/BETACAM
Genre: Documentaire
Realisation: IRDEB/TVE
Anée: 1999
© aruera