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Le Ludique et le mouvement au Maranhão/ O lúdico e o movimento em Maranhão (Brasil)

Leopoldo Gil Dulcio Vaz, <leopoldo@cefet-ma.br>
Maître en science de l'information
www.efdeportes.com
Revue électronique - Buenos Aires / Année 7 - N° 37
Juin 2001

Avant les débuts du footbal, du tennis, de l'athletisme, du cricket, dans la première décennie du 20ème siècle, d'autres activités faisaient parties du divertissement de la jeunesse : (…) la Capoeira, les sports hippiques, l'escrime, le billard et quelques tentatives pour l'implantation des régates. Dejard Martins (1989) considère la Capoeira comme le premier sport pratiqué au Maranhão ayant trouvé référence à sa pratique avec une empreinte compétitive aux alentours de 1877, quand le public pris connaissance d'un événement sportif réalisé le 10 janvier, a travers du journal le Diário do Maranhão:

JOGO DA CAPOEIRA-
"Tem sido visto, por noites sucessivas, um grupo que, no canto escuro da rua das Hortas sair para o largo da cadeira, se entretém em experiências de força, quem melhor dá cabeçada, e de mais fortes músculos, acompanhando sua inocente brincadeira de vozarios e bonitos nomes que o tornam recomendável à ação dos encarregados do cumprimento da disposição legal, que proíbe o incômodo dos moradores e transeuntes"

Cet auteur considère qu'elle a été la première pratiquée, apportée par les esclaves bantu-angolais, ce qui est confirmé par Domingos Vieira Filho (1971:13) qui, au moment de tracer l'histoire de la Rue des Apicuns, nous livre ses observations de l'endroit alors fréquenté par des "bandes d'esclaves en attroupement infernal qui perturbaient l'ordre public", les quais, à l'abri des bois, reproduisaient certaines réjouissances typiques de leur terre naturelle : À cet égard en 1855, un habitant des environs de l'Apicum da Quinta se plaignit dans les colonnes de l''Écho du Nord" des réjouissances des noirs qui, disait-il, 'font là certaines "brincadeiras" (amusements) à l'habitude de leurs nations, entraînant également aux mêmes fins tous les noirs qui peuvent s'échapper du service domestique de leurs maîtres, de manière telle qu'avec ce divertissement, ils manquent à leurs devoirs... ' (édition du 6 juin 1835, Domingos Vieira Filho 1971: p.36).

Dans le fameux Canto-Pequeno, situé dans la rue Afonso Pena, qui fait le coin avec la rue José Augusto Correia, il y était aussi un local préféré des aussi local était préférée des noirs de joug ou de gains les jours de semaine, avec leurs petites rodas capricieusement faites, fallacieuses et bruyantes. Vieira Filho (1971) affirme que là, certains dimanches avant le carnaval un groupe de noirs avait l'habitude de se réunir (…), au point qu'en 1863 un abonné du "Publicador Maranhense" réclame l'attention des autorités pour ce fait.

La capoeira fut durement réprimée à l'Annonce de la République, quand dans le Code Criminel Brésilien - Décret n°s 487, du 11 octobre 1890, à son chapitre XII, à article 402, fût traité de l'action des 'flâneurs 'et 'des Capoeiras. Déjà la bourgeoisie, pratiquait la gymnastique suisse pour se maintenir en forme.

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