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Histoire
Répression et légalisation

Le Major Nunes Vidigal devient célèbre par ses persécutions envers la Capoeira carioca, elle survit malgré les efforts des autorités de l'époque pour faire disparaître les expressions de la culture Afro (Candomblé, batuque …). Certains rapportent que c'est dans la prison de l'île de Fernando de Noronha qu'étaient spécialement envoyés les capoeiristes.

En 1871: est voté la loi du ventre libre, avec elle les fils d'esclaves seront libres, apres leur majorité. Dans l'Etat du Maranhao les journaux de l'époque rapportent les faits des capoeiristas dès 1877.

Le début des années 1880 est marqué par le mouvement abolitionniste.
Avec l'avènement de la photographie au Brésil, Les clichés de Christiano Jr, montrent dans des décors de studio la vie des esclaves noirs de Rio, peu de temps avant l'abolition de l'esclavage proclamée le 13 mai 1888 par la princesse Isabel.

La Guarda Negra, est crée à Rio de Janeiro, elle est dirigée secrètement par le Visconde de Ouro Preto, et n'est composée quasiment que de capoeiras ou navalhistas et caceteiros, à la solde du gouvernement.

Toujours à Rio de Janeiro, on utilise à l'époque, les gangs de Capoeira appelés "maltas" comme instrument de pression durant les élections, on les assimile aux voleurs et brigands et quiconque est surpris en délit de "Capoeiragem" est punit par une loi du code pénal de la République des états-unis du Brésil de 1890 signée par le Maréchal Deodoro da Fonseca, juste un an après la proclamation de la République .

La même année, Aluísio Azevedo publie "O Cortiço", un roman, dans lequel il évoque l'histoire d'un "capoeira".

Rui Barbosa, à l'époque Ministre de la Fazenda du Gouvernement provisoire, en 1891, ordonne de brûler tous les documents relatifs à l'esclavage, réduisant ainsi les informations sur la culture noire au Brésil et la possibilité de recherches.

Plácido de Abreu Morais publie en 1886, le roman "Os Capoeiras", qui met en avant les rituels propres à la capoeiragem a Rio de Janeiro. En préambule, l'auteur répertorie le vocabulaire en argot en vigueur à l'époque.

Capoeiragem - Kalixto
Dessin de Kalixto
1906

José Alexandre Melo Morais Filho cite en 1906, dans "Festas e tradições Populares do Brasil" quelques Capoeiras de Rio, alors fameux : Mamede, Chico Carne Seca, Quebra Côco, Fradinho, Natividade, Maneta, Bonaparte, Leandro, Aleixo Açougueiro, Bentevi, Pedro Cobra. Dans la presse, c'est Kalixto, illustrateur Carioca, qui dessine ces personnages et leurs mouvements si spécifiques.

Manuel Raimundo Querino, le premier historien noir du brésil écrit en 1916 dans "Bahia da outrora" :"à l'occasion de la guerre avec le Paraguay (1864-1870), le gouvernement d'alors, fit envoyer bon nombre de capoeiristes, beaucoup y allèrent libres, de leur propre volonté, mais beaucoup plus y furent forcés et contraints".

Progressivement la capoeira est transportée vers les grands centres urbains. à Recife, Pernambuco, le nom de Nascimento Grande est célèbre, à Rio c'est celui de Manduca da Praia ou celui de Ciriaco, qui vient à bout en 1909, du Japonais Sada Miako

Originaire de Santo Amaro da Purificaçao, dans l'intérieur de Bahia, Besouro de Maganga est le premier capoeiriste à devenir une légende et être célébré dans les chansons. D'autres figures du Reconcavo restent intemporelles: Paulo Barroquinha, Boca de siri, Doze homens, Noca de Jaco et Canario Pardo

textes :

"O Cortiço" - Aluísio Azevedo - 1890

Décret d'abolition de l'esclavage - 1888

"Dos Vadios e Capoeiras" - Decret 847 du 11 octobre de 1890

"Eu amo o capadócio da Bahia" - Poême de Manoel Rozentino

Articles de Presse :

texte contre les capoeiristas - 19 janvier 1890 / journal Diário de Notícias.

Le Ludique et le mouvement au Maranhão - Leopoldo Gil Dulcio Vaz

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cours de capoeira à Nantes